Cet article provient de l’édition de novembre 2024 du Magazine d’Héma-Québec.
Catherine, coordonnatrice à la qualification du sang de cordon et lait maternel
Il n’y a pas de petits dons
Quelle que soit la quantité de lait fourni à la Banque publique, toutes les donneuses de lait maternel contribuent à venir en aide aux bébés prématurés de la province.
Catherine Gallipoli est coordonnatrice à la qualification du sang de cordon et lait maternel à Héma-Québec. Concrètement, pour la part de son travail qui concerne la Banque publique de lait maternel, elle est chargée de vérifier si les mères qui remplissent le formulaire d’inscription peuvent bel et bien faire un don.
Ce processus commence par un questionnaire médical fait par téléphone. Il faut s’assurer que la mère est en bonne santé, qu’elle ne prend aucun des médicaments qui sont proscrits. Ensuite, Catherine accompagne les donneuses tout au long de leur parcours, qui peut s’étendre jusqu’au premier anniversaire de leur enfant… et ce pour chaque bébé! Car certaines mères contribuent à la banque après la naissance de chacun de leurs enfants.
Une grande diversité de parcours menant au don
Infirmière auxiliaire de formation, Catherine a commencé à Héma-Québec en travaillant en collecte de sang. Après cinq ou six ans sur la route, une occasion s’est présentée de travailler dans les secteurs plus méconnus du lait maternel et du sang de cordon. Elle n’a pas hésité!
Comme ce poste la met en contact direct avec les donneuses, elle est bien placée pour connaître les motivations de celles qui font vivre cette banque.
« Une partie des donneuses fait partie de celles qui en ont bénéficié : elles ont eu un enfant prématuré qui a eu besoin du lait de banque. C’est ce qui fait qu’elles veulent participer. Elles sont hyper impliquées, elles donnent souvent de très grandes quantités. Pour les autres, souvent elles se sentent simplement tellement choyées qu’elles veulent participer. »
Le point commun, c’est vraiment le désir d’aider les autres mères qui en ont besoin, qui ne sont pas encore capables d’allaiter même si leur petit bébé en a besoin.
Catherine, coordonnatrice à la qualification du sang de cordon et lait maternelUn don qui fait grandir
Comme toutes les personnes qui sont impliquées dans cette touchante chaîne de solidarité entre mères, Catherine Gallipoli est très passionnée par cet aspect de son travail.
« C’est important d’en parler, de sensibiliser les mères. C’est tellement une belle cause! C’est sûr que c’est très prenant d’être donneuse, mais en intégrant le don à la routine, on y arrive – et c’est très gratifiant. J’aimerais que les mères sachent que c’est accessible, qu’elles peuvent participer. C’est important de savoir que c’est pour tout le monde – si on respecte les critères d’admissibilité, bien sûr. Mais après, il n’y a pas de critère touchant la quantité de lait donné à la banque. Il n’y a pas de petits dons! »
Non, en effet, dans le monde des grands prématurés – c’est-à-dire des enfants qui sont nés avant 32 semaines de grossesse –, ce sont les patients qui sont trop petits. Et chaque goutte de lait maternel, aussi infime soit-elle, joue son important rôle pour régler ce problème!
Donneurs de sens – un balado d'Héma-Québec
Vous voulez en savoir plus sur le don de lait maternel? Écoutez l’épisode « Cours 101 - La banque publique de lait maternel » de notre balado Donneurs de sens.
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